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Rencontre avec des professionnels de la Caisse d'Allocations Familiales

Françoise Neyrolles anime l’équipe de la CAF qui soutient tout le travail mené par ACTA dans le Val d’Oise. Elle nous explique son rôle, aux côtés d’Agnès Royer, assistante sociale et de Ghislaine Gabart, conseillère technique en action sociale, deux membres de l’équipe de la CAF qui ont pris une part active à l’organisation des Rencontres européennes.

« J’ai eu connaissance fin 2001 de ce projet de Rencontres Européennes, explique Françoise Neyrolles, et j’ai pris contact avec Agnès Desfosses car j’avais envie de mettre en place un partenariat avec sa compagnie. Favoriser le développement de spectacles pour les tout-petits entrent dans nos missions dans la mesure où cela favorise l’épanouissement des enfants et de leurs familles. Notre fonction sociale, c’est d’accompagner la fonction parentale en soutenant les actions qui peuvent enrichir les relations entre parents et enfants. Il n’y a pas de propositions comme celles offertes par ACTA sur le Val d’Oise alors que la demande existe. L’idée, c’est d’offrir sur place aux parents des spectacles de qualité à des tarifs accessibles à tous, et de donner l’idée de venir à ceux qui ne savent même pas que cette création existe. Nous finançons pour les villes qui en font la demande les spectacles à hauteur de 50°/°, mais notre contribution ne se réduit pas à cet apport d’argent. Certaines petites communes moins favorisées que les grandes agglomérations, comme celles du Vexin par exemple, ont besoin d’aide logistique pour accueillir les spectacles. Nous déléguons des membres de nos équipes qui travaillent sur place en lien avec les associations. »

C’est justement la mission d’Agnès et de Ghislaine : elles ont monté de nombreuses actions d’informations pour familiariser le public à ces formes de créations nouvelles pour lui.
« Au départ, nous avons participés aux formations d’ACTA sans trop savoir ce qui en sortirait, explique Agnès. Le premier jour, nous avons assisté à un spectacle et les avis étaient très partagés. Bon nombre d’entre-nous étaient attachées à la vision traditionnelle de ce qu’était leur rôle éducatif, mais au fur et à mesure de la formation, on a vu les esprits s’ouvrir. » « Moi, quand j’ai vu Baleine, le spectacle qu’on nous a proposé, j’ai complètement décollé, raconte Ghislaine. J’ai senti revivre en moi des émotions que je croyais éteintes. C’est difficile d’expliquer ce qu’on ressent car c’est très personnel et en même temps, c’est très lié aux réactions des enfants. Mais quand nous débarquons dans les petites communes, pour rassembler le public, on ne décrit pas précisément les spectacles en tant que tels, on partage plutôt ce que nous avons éprouvée. Et c’est génial de voir les parents sortir avec le regard aussi lumineux que celui de leurs enfants ! »

Agnès insiste sur la qualité des rencontres qui se tissent au fil des opérations dans les communes. « On est vraiment touché par la qualité humaine, la simplicité des gens qui nous accueillent. Je filme en détail les actions qui ont lieu dans le Vexin. Cela servira de support pour convaincre d’autres villes de l’intérêt qu’elles peuvent trouver à faire venir ces spectacles. Nous jouons essentiellement un rôle de relais, et notre but est d’étoffer le réseau et de contribuer à le faire vivre. »

Propos recueillis par Céline Viel