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Samedi 1er avril 2006 (16h30/18h30)

Compte-rendu de la Conférence-discussion : Transmettre

Médiatrice : Agnès Desfosses



Transmettre la richesse des démarches créatives à destination des enfants, passer d’actions ponctuelles ou isolées à de véritables partenariats entre auteurs, metteurs en scène et éditeurs, tels étaient le thème et le but de la conférence de ce samedi 1er avril. Un jeune spectateur avait à cette occasion offert un superbe poisson d’avril à Agnès Desfosses, qui -sans se défaire du poisson, arboré sur son col tout au long des débats- a animé la conférence au milieu d’invités loquaces (certains eurent parfois du mal à respecter un temps de parole hélas limité.)

Venus de loin pour certains, nous étions nombreux à 16h30 à rejoindre l’Espace Marcel Pagnol pour assister aux débats sur la transmission des créations.
Etaient présents autour d’Agnès Desfosses (de la compagnie Acta) : Joëlle Rouland (auteur, metteur en scène) et Françoise Gerbaulet (auteur, metteur en scène), Marc Caillard (de l’association Enfance et Musique) et Gerd Taube, (universitaire allemand et chercheur spécialiste de la création pour la petite enfance).
Dans un premier temps, les intervenants se présentent.

Des itinéraires personnels qui témoignent d’une envie commune de véhiculer des valeurs positives aux enfants. Au bout de ces parcours, un même désir de se rencontrer entre professionnels du monde de la culture, de l’éducation et de la petite enfance afin de fonder des actions pérennisées et mieux coordonnées. Le maître mot de la soirée était sans doute le partage. Partage des expériences et des visions, mais aussi communication et, bien entendu, transmission pour les enfants.

En parallèle des témoignages de chacun se dessine l’histoire de la transmission du spectacle vivant pour les tout-petits durant ces quarante dernières années.

Des spectacles dépourvus de textes

Françoise Gerbaulet témoigne volontiers de son parcours d’auteur pionnier. Malgré sa passion pour le théâtre, ses parents la destinaient au métier d’institutrice. La rencontre avec le théâtre pour enfants de Catherine Dasté à Sartrouville lui a permit de se détourner d’un métier qu’elle ne préparait qu’à contre cœur et d’entrer pleinement dans l’action culturelle au théâtre de Sartrouville en 1978, aux côtés de Joëlle Rouland et Catherine Dasté. Elle devient programmatrice pour le jeune public et découvre, dès son arrivée en 1980, un beau spectacle sur le thème de l’eau, une création malheureusement dépourvue de texte.
En l’espace d’un week-end, elle rédige un texte qui convainc Rémy Hourcade, le créateur du spectacle « Horloger d’eau ». Ce dernier décide aussitôt de le mettre en scène. Le premier texte pour enfants de Françoise Gerbaulet était né.
Transmettre suppose l’adoption d’un langage. Mais quel discours peut-on adopter face aux bébés ? Convaincue du rôle des mots dans l’apprentissage du monde, Françoise Gerbaulet regrette l’absence de textes dans nombre de spectacles pour bébés. Pourtant nés dans un bain de langage, ils l’apprennent en l’écoutant ! Pourquoi considérer alors que le très jeune public ne comprend rien au langage ? On risque au mieux de bêtifier. Au pire on passe à côté d’un « enjeu » de taille, à l’heure où s’amorce une difficile communication à l’échelle européenne. Sensible à la poésie des mots, l’auteur revendique leur « droit » à « ne pas comprendre » ! De toute façon, les enfants s’approprient le spectacle par d’amusantes erreurs de compréhension. Ce faisant, le tout-petit participe à une re-création du sens. Dans la rencontre entre l’enfant et le texte, les associations de pensées sont plus que des erreurs d’interprétation : l’occasion de rêveries poétiques.
Très attachée elle aussi au langage comme vecteur de culture, Joëlle Rouland estime que « le langage reflétant le monde, les bébés doivent aussi découvrir des choses qu’ils n’ont pas l’occasion d’entendre pas tous les jours. » Ainsi le spectacle leur donne à voir un monde nouveau par le biais des voix et des mots un peu étranges des comédiens.

Comment écrire pour des bébés ?

Depuis 1982, Françoise Gerbaulet vit de sa passion pour l’écriture. Sur la trentaine de pièces signées par elle, combien sont rédigés pour la petite enfance ? Tout dépend du sens que l’on attribue au mot « pour ». Certains spectacles sont exclusivement écrits à destination de ce public, c’est « la démarche du cœur ». Mais l’on peut aussi considérer que d’autres spectacles s’adressent à tous les publics.
En 1994 dans le cadre du festival Ricochet, elle décide d’offrir aux bébés des poèmes sur les étoiles et met en scène ces « Graines d’étoiles », un recueil de « haïkus de la nuit à lire aux bébés avant qu’ils ne s’endorment ». Pourquoi emprunter cette forme poétique déroutante, étrange, et la destiner à un si jeune public ? Françoise Gerbaulet l’explique par un sentiment d’évidence devant la nature même de son public : « Les bébés et les étoiles, ça a imposé pour moi l’évidence d’écrire des haïkus, cette forme empruntée à la poésie japonaise qui présente des textes très courts.» Plutôt que de reprendre des formes pas toujours très adaptées selon elle aux bébés, comme les contes ou comptines, elle a voulu explorer une forme artistique présentant des parallèles troublants avec son jeune public : « Comme eux, les haïkus sont plaisants, simples, à la fois très compliqués et très mystérieux. » C’est à l’évidence un pari réussi. Depuis le spectacle a été repris cinq ans plus tard par Nicole Rechain, de la compagnie du Point du Jour. En 2004, l’auteur crée un autre spectacle à partir de haïkus pour les tout-petits : "Passe sans Bruit" (lire notre article >>>)

« Un certain culot » : écrire pour les tout-petits

Auteur pionnier du théâtre pour la petite enfance et metteur en scène, Joëlle Rouland est à l’origine de textes fondateurs destinés aux enfants de moins de trois ans. On lui doit «L’oiseau serein », premier spectacle créé pour les bébés en crèche (1987) ou « Dorénavant », « Babil » et « Murmures » (1989/1990) qui a eu aussi un grand retentissement dans le monde du théâtre pour jeunes enfants. « La plage oubliée », texte joué il y a une quinzaine d’années, est aujourd’hui repris avec succès. Ses pièces pour bébés sont éditées en Allemagne.

Encore fallait-il prendre l’initiative d’écrire pour un si jeune public. Comment lui en est venue l’idée ? Son environnement familial a été déterminant pour elle comme pour Marc Caillard. Issu d’une famille de musiciens, ce membre de l’association Enfance et Musique est conscient de l’importance de telles racines sur sa vocation. Il insiste sur les apports bénéfiques de la culture familiale dans l’éveil de l’enfant.

Grâce à son père comédien, Joëlle Rouland découvre le monde du spectacle pour jeune public. Suivant ses traces, elle devient comédienne : « A La pomme verte, j’ai fait du théâtre pour adultes. A force d’évoluer dans ce monde, je me suis aperçue que j’avais des choses importantes à dire aux enfants, des choses qui me tenaient à coeur. Je n’avais pas eu l’occasion d’en parler autrement, dans ce qu’on m’avait donné à jouer. »

L’auteur se souvient des plaintes de directrices de crèches téléphonant à La pomme verte à la fin des années soixante : « pourquoi des enfants de deux ans qui vont à l’école peuvent aller au théâtre tandis que nous, avec les mêmes enfants, on observe qu’ils n’y ont pas droit ? » Ca m’a donné l’idée de m’occuper d’eux aussi. »

La rencontre avec les enfants de Sartrouville l’amène à écrire des histoires à partir de leurs récits : «On a découvert qu’on retransmettait aux enfants des choses qu’ils nous avaient donnés. » Puis il est question de mettre en scène ces textes et d’en écrire de nouveaux pour le public des moins de trois ans. Joëlle Rouland s’associe avec Catherine Dasté et Anne-Françoise Cabanis à la Ferme du Buisson (Scène Nationale de Marne-la-Vallée). Des collaborations fructueuses qui ont nourri la réflexion sur la petite enfance. Françoise Gerbaulet les rejoint en adhérant à Ricochet, un festival qui offre de l’art aux tout-petits : « un choc » pour cette dernière : « j’avais trouvé cela très osé et à la fois complètement naturel. »

C’était il y a douze ans. Joëlle Rouland n’écrit plus pour le très jeune public depuis quatre, cinq ans. « Je réalise que j’avais un certain culot d’oser écrire pour les bébés de trois mois. » Néanmoins très fière d’avoir participé à cette aventure, elle s’interroge avec humour : « Aujourd’hui, je n’écrirais peut-être pas pour les enfants de trois mois. Je les laisserais peut-être un peu tranquilles, j’attendrais qu’ils marchent, pour qu’ils puissent partir s’ils ne supportent pas le spectacle. Au bout d’un an, c’est un bon âge pour s’attaquer à eux théâtralement parlant. »

Des enfants privés de culture musicale

Marc Caillard, de l’association Enfance et Musique, veut relier acte poétique et acte social. Issu d’une famille musicienne, la pratique du chant constituait une évidence pour lui. Voyant son père exhumer des œuvres de la Renaissance par l’écriture, l’impression et la diffusion de partitions pour des chorales, il reçoit dès son plus jeune âge l’évidence de la musique et de l’édition. Cette culture s’acquiert ou non en fonction du milieu dans lequel grandit le bébé. Ancien professeur à l’école maternelle, il a découvert des enfants qui n’avaient pas de culture musicale : « On est dans une impasse face à celui qui ne connaît pas la musique de par son milieu. On n’est pas dans la rééducation mais devant un handicap. » Aussi importe-t-il de transmettre directement le goût de la pratique musicale à ceux qui prennent en charge les enfants. C’est pourquoi Marc s’investit autant dans la pédagogie et la formation de stagiaires. Il faut donner aux jeunes enfants la chance de découvrir eux aussi cette culture vivante.

Comment transmettre ces créations ? Sur quels supports ?

Mais comment transmettre cette culture ? Quels sont les formats les plus appropriés ?

Si Joëlle Rouland nous confie avec émotion que les paroles laissent des traces durables dans les classes (elle se souvient avoir retrouvé des enfants qui se souvenaient des mots de son spectacle un an après sa représentation), cela ne suffit pas toujours. Aussi rencontre-t-elle des instituteurs désireux de reprendre des morceaux de textes ou de chansons mais doit refuser de leur accorder ce plaisir pour protéger des textes non édités.

Françoise Gerbaulet
a créé une vingtaine de pièces spécialement pour la radio, un format qui lui tient à cœur. Au cours de l’émission du Pince-oreille sur France Culture, l’occasion lui est donnée de « toucher des petits auditeurs invisibles mais avec de grandes oreilles ! »
L’auditeur de radio, comme elle l’explique, « est contraint d’inventer ses propres images ». Une expérience « formidable » pour l’auteur ravie d’avoir contribué à la construction de l’imaginaire des enfants. « Avec les tout-petits, on provoque un espace mental dont on n’a pas idée !» s’exclame-t-elle, enthousiaste. Lorsqu’elle décide d’offrir des textes aux bébés sur les étoiles, elle ne se contente pas de rédiger ces « Graines d’étoiles ». Il lui faut encore mettre en scène les haïkus regroupés dans de petits livres qu’elle… distribue à la fin du spectacle aux très jeunes spectateurs !

Sous l’impulsion de Nicole Rechain, l’événement se prolonge avec la production d’un luxueux livre-cd, objet autonome composé de musiques et de dessins originaux. Ainsi les auteurs espèrent-ils faire découvrir leur création dans les crèches et les familles. Par ailleurs Françoise Gerbaulet croit beaucoup à l’adaptation de textes issus de la littérature jeunesse, secteur qui présente un « domaine petite enfance très développé.» Le processus vivant peut s’accompagner de projets qui prennent une ampleur imprévue.

C’est le cas de la « K7 mémoire » destinée au départ à n’être qu’un outil pédagogique. Diffusée par Enfance et Musique sans but lucratif, l’enregistrement a séduit pour ses qualités musicales et le projet est devenu un espace de création à part entière. Marc Caillard explique ce succès par l’investissement et la motivation des musiciens de la K7 qui ont joué avec « tout leur cœur » : il faut, selon lui, cesser de considérer la pédagogie comme quelque chose de triste, qui contient une idée d’obligation. Il conçoit plutôt la pédagogie comme « créative » et pleine de vie. La création d’un journal tel que la Revue des initiatives ou Les Cahiers de l’Eveil, lui a permit de transmettre « d’une façon vivante » la formation et les facettes de l’édition. « La Revue des initiatives, explique-t-il, est diffusée gratuitement et a pour vocation de transmettre la parole de l’artiste comme les mises en œuvre d’actions favorisant l’éveil artistique. On a besoin d’arguments pour avancer, des vrais arguments : philosophiques, politiques, psychanalytiques, émotionnels… pour faire connaître et promouvoir des choix financiers qu’il faut défendre devant les populations et les élus. »

« L’enfant est une personne. » Un changement de cap s’amorce au cours de ces vingt dernières années.

Quelles furent les difficultés pour chacun au moment de se faire éditer et diffuser ?

Joëlle Rouland déplore l’incompréhension de son œuvre théâtrale par les médias et le monde de l’édition. Elle évoque notamment le mépris des télévisions de cette époque pour le théâtre destiné aux tout-petits. Ils venaient au théâtre et se contentaient de filmer les seules réactions des très jeunes enfants spectateurs (de zéro à trois ans), lesquels constituaient alors le seul vrai événement et spectacle. La prestation des comédiens ne les intéressait pas. Ils ne daignaient jamais les filmer. Une terrible négation de leur travail. C’était il y a vingt ans.

Quand Joëlle Rouland évoque les réactions des éditeurs d’alors, on peine à le croire : « On avait beau dire à l’époque que l’enfant est une personne, il n’en était visiblement pas de même dans le milieu de l’édition. Les enfants y étaient considérés comme des « sous personnes », donc les textes qu’on destinait aux enfants étaient pour eux des « sous textes » et ne pouvaient pas être édités. C’était le genre de discours que j’entendais alors dans ces milieux. »

On a fait des progrès depuis. Dire que « L’enfant est une personne », c’est vrai et l’expression ne surprend plus personne. On ne peut négliger le retentissement des études menées par Françoise Dolto sur l’enfant au début des années soixante-dix, au moment où celui-ci gagne ce statut de personne. L’auteur revient sur la méfiance qui entourait les écrits concernant la petite enfance et le théâtre. Une situation qui explique selon elle l’inaccessibilité de son œuvre dans la langue de Molière : « En Allemagne, on est venu me chercher pour éditer mes textes. Mon répertoire est disponible en allemand, pas en français. »

La solution de l’auto-production

Non sans humour, Françoise Gerbaulet nuance… pour enfoncer le clou ! « je ne dirais pas que pour les éditeurs ou producteurs, c’est des « sous spectateurs ». Je dirais que pour eux, c’est des sous. Ce qui les intéresse, c’est les sous. »
Ayant reçue une subvention pour la production du livre-cd des « Graines d’étoiles » en automne 2005, elle explique qu’il leur a paru préférable de créer le disque de façon indépendante plutôt que de chercher à convaincre des éditeurs.
Les créateurs du livre-disque ont dû réfréner leurs ambitions devant le prix de sa fabrication mais, même en noir et blanc, l’objet est beau. Livraphone, le distributeur du disque, a dû débourser 6700 euros pour un tirage de 1000 exemplaires, mis en vente à quinze euros l’unité. Reste à diffuser largement l’œuvre afin de la rentabiliser, via la librairie du diffuseur et son site internet. Les grands distributeurs, eux, coûtent « très chers », les librairies sont, quant à elles, écartées d’office. Sans publicité possible, reste la solution de diffuser le disque par ses propres moyens. Ainsi, l’on envisage de le vendre directement aux spectateurs à la fin des spectacles.

Cet après-midi on a pu ressentir à quel point la transmission importait aux intervenants. Tous avaient visiblement déjà bien réfléchis sur le sujet, et menés des actions communes.

Souhaitant l’essor d’une « politique territoriale d’éveil culturel et artistique », Marc Caillard revendique un engagement culturel « militant », propice selon lui à mener des actions en partenariat avec des parents, mais aussi des professionnels de la petite enfance : un jour, Marc rencontre des africaines chantantes. L’idée lui vient alors qu’il peut encourager celles qui encadrent les jeunes enfants à chanter afin qu’elles leur transmettent à leur tour ce goût de la musique. Mais il se défend de rentrer dans une « pédagogie du « il faut » ». Bien au contraire. Ce qui importe est que cela prenne « un sens » pour elles : « on est dans une re-création de la culture.
(…) On est réinventeur de quelque chose. » Pour lui, il est urgent de « prendre en charge l’être. » Il rappelle qu’en Afrique, la mort d’un griot fait dire aux autochtones qu’une bibliothèque brûle : « il n’y a pas d’humanité sans cette transmission » prévient-il.

Avec la naissance de Ricochet dans les années 90, il s’est « rendu compte de ce développement de l’éveil artistique en France. On avait des choses à transmettre aux artistes. On a donc mis en place des formations longue durée pour les artistes qui ont débouché naturellement sur des créations : les artistes avaient envie de créer, ils nous ont entraîné à renouer contact, retrouver l’évidence avec la rencontre théâtrale et le spectacle vivant. »

Aujourd’hui, Marc Caillard constate que chacun a fait son chemin : « Le mien est plus axé sur le social. » Pour certains il peut s’orienter vers l’édition. Toujours est-il que ces différents courants sont sources d’enrichissement pour tous : « on se rejoint aujourd’hui par les graines que chacun a pu apporter en empruntant des chemins différents. Quand on est plusieurs, on est plus intelligents, on peut construire. (…) On a besoin des richesses, du savoir des gens de la culture, des associations, des institutions, et pourquoi pas du privé. »

La transmission orale du griot africain a cédé la place aux outils modernes de diffusion que sont les multimédias et internet. Les artistes s’emploient à parcourir ces espaces de liberté pour faire connaître leurs œuvres et leurs idées. Citant un ouvrage co-écrit par Jacques Roubaud, Françoise Gerbaulet revient sur la raison de l’écriture. Raconter une histoire aux enfants, faire de la poésie pour eux, c’est aussi leur parler d’eux-mêmes et les renseigner sur leurs origines. « Ce n’est pas de poésie dont il s’agit, mais de médecine.
Toute poésie est médecine (…) car la poésie est en voie de disparition comme les Indiens. Il nous paraît urgent de guérir certaines maladies que favorise son absence.»
Auteurs, metteurs en scène et éditeurs partagent une même envie de joindre l’utile à l’agréable. Pour eux, offrir de la beauté aux jeunes enfants n’est pas un acte gratuit, anodin. L’accent a souvent été mis sur la dimension socialisante du langage. En mettant en commun le fruit de leurs recherches au sein d’actions pérennisées et coordonnées, ils transmettent un héritage et une culture vivante pour les nouvelles générations.

Loïc Besnard